De nos patients post-AVC et de leurs familles.
Quatorze mois après l'AVC, son côté gauche était inutilisable. Il ne pouvait pas lever le bras ni tenir un verre, et le neurologue à Rome disait qu'il ne fallait pas espérer de récupération aussi tardive. C'est arrivé quand même. Il mange seul aujourd'hui, et ce matin il a boutonné sa chemise lui-même.
Ma femme ne pouvait plus parler. Les mots sortaient de travers, ou ne sortaient pas du tout. C'est revenu peu à peu, et maintenant elle forme des phrases entières et tient une conversation. Il lui arrive encore de chercher un mot, mais elle peut dire à nos enfants ce dont elle a besoin. Avant, ce n'était pas possible.
Mon AVC est survenu à 52 ans. Après sept mois de rééducation, je traînais encore la jambe droite. Le programme terminé, je me suis aperçu que mon pied se soulevait bien du sol, et en quelques mois je marchais dehors sans l'attelle. Retrouver ma vie autonome était mon seul objectif.
Sa main ne s'ouvrait pas. La spasticité était si grave. Après le traitement, le tonus a commencé à s'assouplir, et il peut de nouveau tenir des objets. Il s'est remis à écrire, lentement, et l'amélioration ne s'est pas arrêtée.
Un AVC du tronc cérébral avait laissé ma mère avec une vision double, des difficultés à déglutir et un mauvais équilibre. On nous avait dit de ne guère espérer d'améliorations supplémentaires. Elle déglutit désormais de façon bien plus sûre, marche avec une canne au lieu de deux, et la vision double s'est atténuée. Elle vit chez elle avec peu d'aide, ce qui semblait impensable il y a trois mois.
Ils ont été honnêtes en disant que la récupération serait progressive, et elle l'a été. Mon équilibre s'est stabilisé, la faiblesse de mon bras s'est atténuée, et je me suis remise à cuisiner pour la famille et à faire de courtes promenades seule. J'ai de nouveau mes journées, d'une manière que j'avais cessé d'espérer.
Chaque cas est différent. Demandez une évaluation pour en parler avec notre équipe médicale.









